Chaque année, je vois la même erreur : certains se dépêchent de déterrer l’ail par peur de la pluie, d’autres le laissent trop longtemps en terre. Dans les deux cas, la qualité de la récolte en souffre.
Je ne regarde plus le calendrier depuis longtemps. Ce sont les plantes elles-mêmes qui donnent les meilleurs indices.
Les signes de maturité :
- La plupart des feuilles du bas sont déjà jaunies et sèches, tandis que les feuilles du haut restent encore vertes.
- Les têtes sont bien formées, les gousses sont serrées et la tunique est sèche et ferme.
- Pour les variétés à hampe florale : les tiges se sont redressées et l’enveloppe des bulbilles commence à craqueler.
Déterrez de préférence par une journée sèche. Ne tirez jamais l’ail par la tige — vous risquez de l’arracher de la tête. Utilisez une fourche ou une bêche pour soulever délicatement la plante.
Après la récolte : Ne coupez pas les feuilles tout de suite. Étalez l’ail avec son feuillage sous un abri ou dans un endroit bien aéré pendant environ deux semaines. Pendant ce temps, les nutriments des feuilles passent encore dans les bulbes, ce qui améliore grandement la conservation.
Une fois les tiges complètement sèches, coupez les racines (en laissant un petit « queue ») et stockez l’ail dans des filets ou des paniers aérés.
Astuce importante : Arrêtez les arrosages environ une semaine avant la récolte. Le sol sera plus meuble, les têtes plus propres et la tunique plus résistante.
Mieux vaut récolter un peu tôt que trop tard. Un ail trop mûr commence à se défaire en gousses et se conserve beaucoup moins bien.